Nicolas Yazgi

TEXTES, DRAMATURGIE & HISTOIRES ORIGINALES

Né en 1971 à Genève, Nicolas est ethnologue et muséologue de formation. Spécialiste de l’Inde, de littérature orale et d’expographie, il a enseigné aux Universités de Neuchâtel comme de Heidelberg, pratiqué la recherche appliquée dans différents contextes (développement, industrie, tourisme, communication) et travaillé pour de nombreux musées depuis le milieu des années 90, comme curateur ou artiste invité.

Il est aujourd’hui principalement actif comme auteur, dramaturge, curateur et consultant créatif en free-lance.

Polyvalent, il travaille  dans différents domaines: théâtre, film, musée, académie, recherche appliquée, action culturelle ou encore industrie du parfum de luxe.

Depuis de nombreuses années, Nicolas développe une méthodologie originale utilisant l’ethnographie et le théâtre (et parfois d’autres formes de création artistique) pour réfléchir et agir collectivement sur des enjeux de société contemporains. Cette méthode se matérialise, et évolue, au travers de projets impliquant de nombreux acteurs sociaux, politiques, institutionnels, associatifs, éducatifs et artistiques. Voir ci-dessous pour quelques exemples. Plusieurs nouveaux projets de ce type sont en cours de développement (2021).

Avec ses semelles qui chatouillent, il bouge beaucoup et travaille entre l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, l’Inde, l’Italie, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.

Pour la Cie Pied de Biche, Nicolas a écrit le Vaillant Petit Tailleur (2007**), Impact (2008*), Dr. Incubis (2010*), Si seulement je pouvais avoir peur! (2011**), Le Dératiseur d’Hamelin (2014**), Le Démon après Midi (2015*), Adieu, papa! La grande échappée d’une toute petite fille (2017*),  Abasia – Périple en pays Chagrin (2018*) & Nils – Le merveilleux voyage (2019**).

* = pièces originales ; ** = adaptations personnelles d’univers narratifs pré-existants.

Lien vers la page des spectacles de la Cie

Les médias en parlent ici

Voir aussi…

Nicolas conçoit et développe, avec Laure Sandoz, Bienvenue à Heimatland! la sixième édition du théâtre de la connaissance (sept 2021) de L’Université de Neuchâtel. Imaginé comme une invitation à venir refléchir différemment sur le thème de la gestion migratoire, l’évènement propose un jeu de rôle théâtral immersif qui met le public dans le rôle de migrant.e.s dans un pays imaginaire, suivi d’une discussion participative en présence de spécialistes. Plus d’informations ici

Nicolas développe en collaboration avec Ellen Hertz, un programme de recherche-action artistique autour des tensions, des revendications et des formes de coopération qui caractérisent la frontière franco suisse de l’Arc jurassien. Plus d’informations ici. Dans ce cadre, un premier projet, Ligne de Partages, est mis sur pied en collaboration avec la Cie Gravitation de Besançon sur 2021-2022.

Nicolas a écrit, et co-mis en scène avec Sophie Pasquet-Racine, la pièce La Complainte de la Mascotte (2018), commande ayant pour but de catalyser des réflexions sur l’avenir de l’Arc Jurassien, joué au TPR de la Chaux de Fonds lors de l’évènement marquant les 10 ans d’arc.jurassien.ch. Captation.

Nicolas était le directeur artistique de Territoire, un projet de longue haleine (2015-2018), combinant recherche, intervention communautaire et théâtreco-produit par l’Université de Neuchâtel, dans le cadre de son Théâtre de la connaissance et le Théâtre ABC, dans le cadre des festivités de son cinquantenaire. Voir le projet sur le site de L’UniNE et sur le site de l’ABC.

Un film de Céline Pernet et Baptiste Aubert, Mises en jeu, explore quelques facettes de Territoire.

En 2017, le Graap a célébré ses 30 ans. Pour marquer cette occasion, le Graap a souhaité monter un spectacle inédit sur le thème de la vulnérabilité, avec la collaboration de l’asociation Rebond’Art. Anne-Frédérique Rochat et Nicolas Yazgi, ont écrit les textes originaux pour le diptyque intitulé On est tous Achille. Le spectacle a été mis en scène par Sébastien Ribaux et Sophie Pasquet-Racine, et joué à Lausanne et Neuchâtel. Sur scène des membres du Graap, porteurs de diagnostic psychiatrique, y donnaient la réplique à des comédiens professionnels. Bande annonce des « Sept monologues » écrits par Nicolas.

J’veux du Soleil, Pas de ça chez nous & Ecco éco ! Ecriture de 3 pièces courtes (35 minutes chacune environ) abordant chacune, de manière ubuesque mais ethnographiquement fondée, un thème contemporain à enjeu pour le canton de Neuchâtel. Ces pièces furent enchâssées dans des fora théâtraux, et jouées entre novembre 2016 et mars 2017 pour un public directement concerné par chaque thème avant d’être mises en débat par des chercheur.e.s de l’Université.  En partenariat avec l’Université de Neuchâtel, Le Centre Suisse d’Electronique et de Microtechnique (EPFL / NE), le Centre Neuchâtelois de Psychiatrie, le Conseil Communal du Val-de-Ruz, le RUN réseau urbain neuchâtelois et le Fonds National de la Recherche Scientifique Suisse. Un article co-écrit avec Ellen Hertz, retraçant cette aventure, liée au projet Territoire (voir ci-dessus) paraitra en automne 2021 dans la revue ethnographiques.org.

Nicolas contribue au Long métrage Holiwater, en tant que co-scénariste et producteur associé: page IMDB

Nicolas était l’invité culturel de l’émission Vertigo du 14 mai 2015 sur la RTS

Nicolas était le co-scénariste (avec Grégoire Mayor) du court-métrage Le secret bancaire: un patrimoine menacé (2015/18 min).  Le film raconte, sur un ton décalé et absurde, mais néanmoins proche de l’esthétique des films de promotion de l’UNESCO, la disparition imminente d’un patrimoine cher à la Suisse, celui du secret bancaire.

Las Fantasias del Himalaya en Occidente, un film (16′, français sous-titré castillan) présentant l’exposition Himalaia(s) dont Nicolas était le commissaire [Museu Valencià d’Etnologia / Juin à Novembre 2014]. Présentation de l’exposition en français.

Le portrait de Nicolas dans L’Express du 27 janvier 2012

Hermaphordite: an hypnothesis, 2012. 12 minutes. Film projeté dans le cadre de l’exposition The Great Refusal: Taking on Queer Aesthetics, Sullivan Galleries, curated by Oli Rodriguez, co-réalisé avec Elise Goldstein, Chicago – USA, septembre-novembre 2012. Egalement projeté dans plusieurs salles de cinéma  à Chicago durant l’exposition (dans le cadre d’un programme de films tirés de l’exposition).

Demander la Lune. Article de réflexion « grand public » sur l’expérience du temps, pour le catalogue des Journées photographiques de Bienne 2011.

Villages Matter, un volume co-édité par Nicolas, en collaboration avec Diane Mines, pour Oxford University Press en 2010.

D’autres publications académiques  portent, par exemple, sur les questions de genre, la « sorcellerie » ou les pratiques funéraires dans l’Himalaya indien, la muséologie, le cinéma Indien à l’ère de la globalisation ou la perception du temps. Tirés à part en pdf volontiers transmis sur demande.

Quelques projets plus anciens…

Co-conception / design, avec P. Burnier (de Curious Space) & direction de la réalisation de Public International Indigenes. Installation monumentale, basée sur une recherche de  E. Hertz & P. Geslin, présentée dans le cadre de l’exposition Making Things Public, dirigée par B. Latour & P. Weibel, présentée au ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), Karlsruhe, de mars à octobre 2005. A totem to administrative procedures and their reality-shaping powers: built only from materials taken at the International Labour Organization in Geneva, this interactive installation reflects the paper trail saga and backstage dramaturgy behind the first convention historically marking the entry of the category “indigenous” into international law.  Images ici. Nicolas a aussi publié un article – non relié à l’installation – dans la publication de l’exposition. Dans la même publication, E. Hertz & P. Geslin décrivent la recherche qui a servi d’inspiration pour l’installation.

Co-conception, avec Marc-Olivier Gonseth & Jacques Hainard, de l’exposition Le Musée Cannibale. Neuchâtel, Musée d’etnhographie – MEN (09.03.2002 – 02.03.2003). Exposition référence, réflexive et iconoclaste, s’interrogeant au travers de la métaphore cannibale sur le désir de se nourrir des autres qui préside à l’histoire et au présent des musées d’ethnographie, comme aux rapports avec l’alterité. Co-rédaction du catalogue, avec Marc-Olivier Gonseth (.pdf du catalogue ici). Voir aussi : L’Objet de tous les discours? un article de Nicolas présente quelques coulisses de la conception de lexposition dans la publication Cent ans d’ethnographie sur la colline de St-Nicolas, Ouvrage édité par Marc-Olivier Gonseth, Jacques Hainard et Roland Kaehr. Fruit de plusieurs années de travail des collaborateurs du Musée d’ethnographie de Neuchâtel le livre propose une synthèse ambitieuse des connaissances disponibles à son propos au moment de fêter le Centenaire de l’Institution.

Co-conception du musée des moulins souterrains du Col-des-Roches, en collaboration avec M.-O. Gonseth & J.-P. Zaugg. Inauguration: mai 2001. Exposition permanente, Toujours visible en 2021. Lien vers le site. Co rédaction du catalogue de l’exposition ainsi que d’un article rélfexif sur le processus de création de l’exposition, paru dans la revue Ethnologie française en 2002 (texte accessible ici)

Co-conception, avec Marc-Olivier Gonseth, Jacques Hainard & Yann Laville, de l’exposition La Grande Illusion. Neuchâtel, Musée d’etnhographie – MEN ((21.10.2000 – 21.10.2001). Mise en scène du poème d’Arthur Rimbaud, Après le Déluge, sur 600 mètres carrés au sol. Le poème sert de prisme pour réfracter et déplier dans l’espace autant d’associations liées à la vie quotidienne et à la culture du présent, donnant ainsi à voir les multiples illusions dont la somme constitue La grande illusion du titre. L’exposition constitue parallèlement une nouvelle exploration des méandres et des potentialités du discours muséographique, dans les rapports qu’il instaure au texte, à l’image et à l’objet. Catalogue en .pdf ici.

Co-conception de l’exposition Himalaya, en collaboration avec M.-O. Gonseth. Musée d’ethnographie, Neuchâtel. Inauguration: décembre 1999. Exposition permanente (1999-2013)  s’inscrivant dans le prolongement d’une réflexion sur l’imaginaire et les effets de réalité poursuivie depuis plusieurs années. Les concepteurs ont développé dans le même espace deux mandalas – représentations géométriques et symboliques d’univers physiques et métaphysiques dans le brahmanisme et le bouddhisme – à la fois visuels et sonores présentant diverses constructions possibles de ce monde lointain et familier, désiré ou idéalisé, voire même divinisé, qu’est l’Himalaya vu de l’occident. Plus d’informations ici.

Il y aurait de nombreux autres projets à partager: expositions, publications, mandats (…) alors, si vous êtes curieux.es, n’hésitez pas…

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